She's lost control

Lumière et Ténèbres.

vendredi 20 juin

Nouvelle 01.

Elle marche avec célérité, ses talons claquant sur le bitume humide. La rue est déserte et seul le bruit de ses pas retentit, venant perturber l'impression de quiétude qui se dégage de l'allée.

Elle se hâte car le temps se détériore. Il fait de plus en plus froid et elle est persuadée que bientôt il se remettra à pleuvoir ; elle n'a pas envie de rentrer trempée chez elle. La journée à déjà été assez pénible comme ça.

« Je n'ai jamais compris pourquoi elle avait fait ça, je ne l'en aurais pas crue capable... Non. Si on m'avait dit qu'un jour... »
Marie C. amie d'enfance.

Diana continue d'aller de l'avant avec toujours plus de vélocité. Ses mains transies par le froid se sont machinalement repliées autour des objets qu'elle a dans les poches. Elle les sert avec intensité dans le creux de ses paumes.

Dans une c'est un Ipod, la jeune femme s'efforce d'ailleurs de changer de chanson ; ce n'est plus 'Blume' qu'elle a envie d'écouter mais 'Weil, Weil, Weil'.

« Vous savez, si on n'avait pas eut de preuves concrètes je ne pourrais toujours pas le croire. Elle était une jeune femme plutôt distante, mais très polie, tous les matins quand elle passait devant la loge elle me disait même bonjour. »
Julien M. concierge.

Dans l'autre, c'est un 8 millimètres... Dont le canon est encore chaud. Diana s'en est servie pour la dernière fois il y a à peine dix minutes.

Diana est designer et travaille avec six autres collègues dans un grand loft en banlieue parisienne. Il est déjà sept heure trente précises, elle est fatiguée et souhaite rentrer chez elle. Mais auparavant, il lui reste une dernière petite chose à régler.
Elle ferme son MacBook avec précaution, le met dans son sac, enfile sa veste et sort le revolver de sa poche.
Tous les autres sont tellement absorbés par leur écrans qu'ils ne le voient même pas.

_ Eh... ça vous dérange si je mets un peu de musique ? demanda même Thomas, sans lever les yeux.
_ Non, vas-y, répond Julie le regard toujours plongé dans ses dossiers.

Les premières notes de 'Black Hole Sun' retentissent, Diana s'approche de Marc, lui tire une balle dans la tête, le sang gicle, éclabousse le mur blanc derrière lui.
Ses collègues lèvent enfin la tête, certains ont même eut un sursaut en entendant le coup de feu. Mais tous sont trop choqués pour bouger. Le regard ahuri, la bouche ouverte ils restent là, complètement paralysés. Elle n'a plus qu'à tuer les autres et c'est ce qu'elle fait avec une dextérité déconcertante. Son visage reste impassible.

'Blaaack hoooole suuuuun woooon't yooouu cooome' chante Chris Cornell.

Elle sort, laisse la porte ouverte et bifurque dans une petite rue.
Diana regarde sa montre, sept heure trente trois. Trois minutes, six vies, cela ne lui fait rien. L'arme est dans sa poche, elle met en marche son Ipod.

« Quand on a trouvé les corps, on n'en revenait pas. La scène était impressionnante. Il y avait six corps inertes, noyés dans une véritable mare de sang. Les murs et le sol étaient rouges, entièrement rouges ; et le voisin qui avait appelé la police était là, assis par terre, recroquevillé, tremblant de tous ses membres. Je crois qu'il pleurait. »
Marc G. policier chargé de l'enquête.

Elle arrive enfin chez elle. Diana allume la lumière, embrasse le salon du regard, et s'assoie sur le sofa. Sa main droite est toujours crispée autour du 8 millimètre. Elle avise la table près de la fenêtre, dans le tiroir il lui reste une cartouche. Diana se lève et va la chercher, elle sort ensuite le revolver de sa poche, éjecte les six douilles vides, introduit sa dernière cartouche et referme le barillet.
Ensuite, elle approche le pistolet de sa tempe.

« Je crois que c'est mieux que tout ce soit fini comme ça. Maintenant, elle ne tuera plus personne au moins. »
Beatrice L. voisine de Diana.

____________________________________

Bon, ne vous inquiétez pas, je ne vais pas publier un nouvel article chaque jour. Mais je crois bien que c'est la première fois que j'arrive à finir une nouvelle en si peu de lignes (et de temps aussi, en trois quart d'heure c'était bouclé). Et étant donné que je l'ai écrite aujourd'hui même, mon regard n'est pas totalement objectif et je la trouve encore assez bien pour être publiée.
Ceci étant dit j'ai totalement conscience qu'elle est très puérile, même 'grotesquement' puérile.


E.D.I.T :
Photo_29
Et sinon, tu savais que j'avais un bébé désarticulé et une photo d'antoine Giacomoni sur la poitrine ? Nan, bhé maintenant ouais.

(Pardon, c'était plus fort que moi ^^)

Posté par Styxie à 10:02 PM - écrits. - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1